Souvent très impressionnantes pour les parents, les terreurs nocturnes n’ont pas de conséquence psychologique sur l’enfant. Comment apparaissent-elles? Existent-ils des facteurs déclenchants? Comment réagir?

Comment reconnaitre les terreurs nocturne chez l’enfant ?

Tout d’abord, il faut bien différencier les terreurs nocturnes (ou éveil confusionnel) des cauchemars. Tous les deux, comme le somnambulisme, appartiennent aux parasomnies (les troubles du sommeil).

Ainsi, ils peuvent, l’un comme l’autre, provoquer cris, sanglots, agitations et sont courant chez l’enfant. Mais ils n’apparaissent pas dans les mêmes conditions.

D’un côté, les cauchemars surviennent pendant la phase de sommeil paradoxal, de rêves, ou onirique. Ceci a lieu plutôt dernier tiers de la nuit. L’enfant peut se réveiller en sursaut, avoir très peur. Il pourra se souvenir au réveil de son cauchemar ou ressentir la sensation de peur et appréhender les prochains moments de couchage.

D’un autre côté, les terreurs nocturnes surgissent au cours de phases de sommeil profond. On les retrouve le premier tiers de la nuit. Fréquentes, les terreurs nocturnes touchent selon les études entre 15 et 40% des enfants entre 18 mois et 6 ans. Les crises sont plus impressionnantes pour les parents que les cauchemars. L’enfant peut, ainsi, se tenir assis, les yeux ouverts avec le regard dans le vide ou être agité. Rien ne le calme et il n’aura pas conscience de la présence d’un parent. Ensuite, il se rendormira tout seul. Mais le lendemain, il ne se souviendra de rien. Cela peut durer de 1 à 20 minutes.

terreurs nocturnes

Quelles sont les causes probables des terreurs nocturnes?

Les scientifiques n’ont pas vraiment su expliquer les causes de ses terreurs ou troubles du sommeil. Néanmoins, il semblerait que différents facteurs puissent intervenir :

  • Un changement d’environnement, par exemple déménagement, voyage, modification chambre ou mobilier
  • Un changement de rythme de sommeil : les périodes où l’enfant modifie ses temps de sieste, notamment quand il passe de 2 à 1 sieste ou qu’il arrête de faire la sieste
  • Rituel du soir inadéquat : horaire de coucher trop tardive, stress avant de dormir, écran, etc.
  • Globalement, nous savons que le facteur stress en général et modification des habitudes de sommeil peuvent favoriser des crises de terreurs nocturnes chez l’enfant

Comment réagir et gérer les crises de terreurs nocturnes ?

Il est naturel, lorsque l’on est parent, de s’inquiéter et de se sentir totalement démunis face à son enfant en pleine crise de terreur nocturne. L’enfant peut crier, s’agiter, pleurer. Même s’il a les yeux ouverts votre bébé est toujours dans une phase de sommeil. Il n’est pas réveillé et il n’a pas conscience de votre présence. Il est en plein sommeil profond.

Alors que faire ? Faut il réveiller l’enfant ? Attendre ?

  • Dans un premier lieu, restez calme et patientez. Ne paniquez pas, ces terreurs ne sont pas traumatisantes pour votre petit. Le lendemain, il ne se souviendra pas d’avoir passé une nuit agitée. Il n’aura pas peur de se rendormir en opposition au cauchemar qui laisse une sensation de peur au réveil.
  • Surveillez que votre enfant ne se blesse pas en s’agitant, qu’il ne se cogne pas. Parfois, il est utile d’employer un tour de lit pour éviter le contact avec les barreaux du lit.
  • Evitez de le réveiller
  • Vous pouvez lui caresser doucement la tête ou le ventre, lui parler calmement, lui chanter des berceuses ou utiliser une musique douce. Bien qu’endormi, vous pouvez agir sur l’inconscient de votre enfant et le rassurer sans le réveiller
  • Si la crise perdure et ne s’atténue pas, vous pouvez tester de changer doucement l’enfant de pièce. Si cette dernière est plus fraîche, votre enfant repassera à un sommeil plus léger et s’apaisera.

Comment limiter simplement les crises de terreur nocturne?

Il est possible de rendre le cadre de sommeil plus propice à de meilleures nuits en respectant certaines règles. En créant une routine de sommeil adaptée, vous allez créer une atmosphère plus rassurante. Votre enfant aura ainsi des repères et se sentira plus en sécurité.

  • Respectez le rythme de sommeil de votre petit. Un enfant de moins de 1 an dort en général encore 2 siestes en journée. Les enfants ont besoin de dormir suffisamment et de se coucher tôt, tant que possible.
  • Couchez votre bébé à horaire fixe et plus tôt, ou réveillez le plus tard le matin.
  • Ensuite, trouvez des rituels qui vous ressemblent : histoire, berceuse, discuter ou faire un jeu calme.
  • Réintègrer une sieste ou un temps calme, surtout si les crises surviennent suite à un changement de rythme.
  • Dans les 3 heures qui précèdent l’heure du coucher, évitez les écrans, surtout les tablettes, les jeux qui énervent, le bruit, le stress.
  • En outre, favorisez le bain, des massages, des temps de complicité.
  • L’enfant a besoin d’un environnement calme et rassurant
  • Enfin, certains petits ont besoin d’une veilleuse, d’une berceuse, ou d’entendre leur parent avec la porte entrouverte.
  • Il va falloir tester diverses astuces pour trouver celles qui conviennent le mieux à votre petit et pour vous !

Existent t’ils des traitements pour aider l’enfant lors de terreurs nocturnes ?

petite fille qui dort

Parfois, certains parents testent l’ostéopathie, la micro kiné, l’hypnose. Cependant, vous pouvez aussi essayer l’homéopathie.

Personnellement, nous avons trouvé que le stramonium 9 Ch 3 granules au coucher apporte, en cure ou en cas de modification d’environnement, un bon complément.

En conclusion, bien que très impressionnantes pour les parents et perturbantes pour le sommeil de toute une famille, les crises de terreur nocturne ou éveil confusionnel sont bénignes et ne dureront qu’une période. Sans conséquence sur le développement de votre enfant, ne le réveillez pas. Rassurez le et mettez en place des habitudes et rituels de sommeils calmes et réguliers. L’homéopathie est un bon complément.

Pour aller plus loin sur les parasomnies: http://www.jesuisjeserai.stat.gouv.qc.ca/publications/fascicule_sommeil_fr.pdf






Estelle
Estelle

Masseur kinésithérapeute diplômée d'Etat et ostéopathe , je suis surtout une maman passionnée par tout ce qui tourne autour de la natalité et parentalité.